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Endométrite – une infection post-partum de l’utérus

L’infection de l’endomètre est une pathologie très fréquente après l’accouchement. Elle touche la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus et peut causer des sérieux problèmes. À quoi est-elle due ? Quels sont les symptômes ? Comment la prévenir ?

Infection de l’endomètre – qu’est-ce que c’est ?

Endométrite, ce terme indique une pathologie qui touche la paroi de l’utérus. Elle est toujours causée par une infection qui peut avoir plusieurs origines. Représentant près de 2 à 3 % des infections post-partum, une prise en charge tardive ou inadaptée peut causer le décès. Si elle se manifeste souvent après l’accouchement, une forme chronique existe aussi. Cela concerne particulièrement les femmes qui font des fausses-couches à répétition. La présence de douleurs persistantes dans l’utérus et les saignements anormaux peut aussi indiquer l’infection chronique de l’endomètre.

Les principales causes de cette infection post-partum

L’endométrite résulte de la présence de la contamination d’un germe qui peut avoir plusieurs origines :

  • Des germes sexuellement transmissibles, responsables de certaines maladies comme le mycoplasme, la chlamydia ou la gonorrhée,
  • Des germes liés un stérilet inadapté ou changé trop tard,
  • Le changement de la flore vaginale, résultant des douches vaginales,
  • La présence des débris placentaires après un accouchement ou un avortement,
  • Le toucher rectal répété, l’anémie, la surveillance interne d’un fœtus…

Comment se manifeste cette pathologie ?

Les signes caractéristiques de l’infection de l’endomètre se présentent en deux étapes. Certains signes apparaissent tôt, tandis que d’autre de manière tardive, notamment en cas d’endométrite chronique. Cette dernière se caractérise par l’apparition des règles irrégulières, les difficultés à tomber enceinte, mais aussi la constipation. Il y a toutefois des signes précoces qui se présentent dans les 24 à 48 h suivant l’accouchement, à savoir :

  • Les pertes vaginales importantes et odorantes,
  • Les saignements en dehors des règles,
  • La fièvre,
  • Les douleurs abdominales importantes,
  • Les maux de tête, les troubles du sommeil, le malaise, la transpiration accrue.

une infection post-partum de l’utérus

Diagnostic et traitement de l’endométrite

Comment diagnostiquer cette pathologie ?

Il faut tout d’abord préciser que l’infection de l’endomètre est une pathologie sérieuse, à ne pas prendre à la légère. Dans les 24 h après l’accouchement, le médecin reste attentif aux signes cliniques de la douleur, de la sensibilité locale et de la température supérieure à 38° C. Si aucune autre cause n’est décelée après les 24 h et que la température reste au-dessus de 38° C pendant deux jours, la pathologie sera présumée.

Quand les signes évocateurs de la maladie se manifestent, dans le cas d’une infection chronique, il faut immédiatement procéder à un prélèvement vaginal. Cela a pour objet d’identifier les germes mise en cause. Il convient ensuite de procéder à un bilan sanguin pour savoir à quel stade se trouve l’infection. S’il s’agit d’une infection chronique, le frottis vaginal, le prélèvement vaginal et l’échographie vont compléter l’examen. Cette dernière permet de rechercher la présence d’une infection au niveau de l’une ou des deux trompes.

Comment traiter l’endométrite ?

Désormais, il existe des antibiotiques destinés au traitement de cette pathologie. En général, la durée du traitement varie de 10 à 20 jours. Hormis la femme, qui est directement concernée par la maladie, son partenaire devra également suivre un traitement. C’est particulièrement le cas si la pathologie résulte de la présence d’un germe sexuellement transmissible. Cette précaution permet d’éviter la récidive et la contagion mutuelle. Il peut aussi arriver que l’infection résulte de la pose d’un stérilet. Au-delà des traitements habituels, il faut enlever le stérilet pour soigner la maladie. Après traitement, la patiente pourra choisir, avec l’aide de son gynécologue, un autre moyen de contraception.

Particularités du traitement de l’endométrite post-partum

La présence des débris placentaires est souvent à l’origine de l’infection suite à un accouchement. Il faut procéder à un curetage pour retirer les débris placentaires. Ce problème nécessite souvent une administration intraveineuse et un séjour à l’hôpital pour prévenir les risques. Il faut rappeler que des potentielles complications peuvent survenir si la maladie n’est pas traitée à temps. L’infertilité, la péritonite pelvienne, l’abcès dans le bassin ou dans l’utérus, la septicémie et le choc septique font partie de ces complications. Cette maladie peut également causer le décès, avec un risque de 15 pour 100 000 dans les pays développés. Chez les jeunes mamans, cette infection peut gêner l’évolution d’une grossesse si elle n’est pas traitée à temps. Elle peut aussi entraîner une fausse-couche ou une grossesse extra-utérine.

Comment prévenir cette pathologie ?

L’utilisation de matériel stérile constitue le meilleur moyen de prévenir l’endométrite post-partum. Cette mesure s’applique aussi dans toutes autres procédures gynécologiques. Lors d’un accouchement par césarienne ou une chirurgie, le médecin prescrit souvent des antibiotiques pour limiter les risques. Pour se protéger, il faut respecter les règles d’hygiène intime et changer régulièrement les protections durant les règles. Il faut aussi procéder à un dépistage de routine et un diagnostic des IST. En cas de contamination, il est fortement recommandé de prendre jusqu’au bout les traitements pour infection sexuellement transmissible.

Sources
https://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/salpingite/quest-ce-qui-se-passe
https://www.medisite.fr/maladies-gynecologiques-les-9-maladies-de-luterus-les-plus-frequentes.4216517.524230.html?page=6

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