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Prenez garde aux IST

Les infections sexuellement transmissibles ou IST marquent un retour en force. C’est bien simple, les gonococcies ont augmenté de plus de 50% en France tout comme les cas de syphilis entre 2012 et 2014. Faisons le point sur cette maladie chronique afin que vous puissiez l’éviter.

Qu’entend-on par IST ?

On entend par IST l’ensemble des infections qui se transmettent par voie sexuelle qu’il s’agisse d’infections virales (herpes, papillomavirus, VIH…) ou bactériennes (chlamydia, syphilis…). Mais n’allez surtout pas croire que les vecteurs de transmission se limitent à la pénétration vaginale ou anale. Des pratiques orales telles que la fellation ou le cunnilingus peuvent aussi être un vecteur de transmission. Un baiser profond – c’est-à-dire avec échange de salive – peut être également un facteur de transmission de l’hépatite B.

Les risques de contracter une IST varient-ils selon que l’on s’adonne à telle ou telle pratique sexuelle ?

Il existe, bien entendu, des gradients. Il existe, en effet, moins de risques d’être contaminé par la syphilis lors d’une fellation que lors d’un rapport anal non protégé. Mais à partir du moment où les pratiques ne sont pas protégées par un préservatif, il peut y avoir transmission d’une IST. Le risque zéro, lui, n’existe pas ! Utiliser un préservatif constitue le seul moyen de se protéger. Attention, ongles, dents et objets tranchants peuvent abîmer ou déchirer le préservatif.

Pourquoi se faire dépister après un rapport à risque ?

Parce que la plupart des infections sexuellement transmissibles sont asymptomatiques. Et c’est la raison pour laquelle un rapport sexuel non protégé justifie un dépistage. Cela peut se faire chez n’importe quel médecin et notamment chez des spécialistes des IST comme les dermatologues vénérologues.

La présence d’une IST, même bénigne, favorise la transmission du VIH. De ce fait, faites vous dépister pour pouvoir vous soigner.

Y a-t-il des populations à risque ?

Il existe, en effet, des populations beaucoup plus à risque que d’autres. Cela est d’autant plus vrai notamment aux hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes. On voit particulièrement chez eux que les cas de syphilis et de gonococcies ont beaucoup augmenté depuis le début des années 2000 du fait de rapports non protégés, de multipartenaires…

Mais n’allez surtout pas croire que la population hétérosexuelle n’est pas concernée par ce problème ! Les infections à chlamydia, elles, touchent par exemple plus particulièrement les jeunes filles et les jeunes hommes de moins de 30 ans.

Les complications

Il ne faut pas sous-estimer les risques liés aux infections sexuellement transmissibles comme l’IST. Une hépatite B chronique peut évoluer à terme vers un cancer du foie. Le papillomavirus peut évoluer vers un cancer du col de l’utérus. Les IST peuvent entraîner des grossesses extra-utérines et une stérilité.

Quid des traitements ?

En ce qui concerne les IST virales (VIH, hépatite B…) les traitements disponibles n’entraînent pas de guérison. C’est-à-dire que la personne reste porteuse du virus même si on arrive à juguler l’infection. Par contre, l’hépatite B et l’infection à papillomavirus peuvent être évitées grâce à la vaccination. En ce qui concerne les IST bactériennes, l’on dispose de traitements antibiotiques qui marchent bien et guérissent totalement l’infection…Ce qui n’empêche pas l’individu de se réinfecter par la suite s’il a de nouveau un contact avec un partenaire porteur d’une IST. Cela renforce l’idée qu’il est important de se faire dépister, car il existe des traitements à mettre en place rapidement.

Doit-on prévenir son partenaire en cas d’IST ?

Le médecin qui vous informe d’un diagnostic d’une IST va vous inciter à prévenir votre partenaire. S’il s’agit d’un partenaire occasionnel que vous ne reverrez plus jamais, c’est un moyen de stopper la chaîne de transmission. S’il s’agit d’un partenaire régulier, c’est crucial, car si ledit partenaire n’est pas traité, vous risquez d’être réinfecté à nouveau. Il faut donc traiter la personne porteuse et les partenaires. Mais tout cela est laissé à la discrétion du patient.

Quel (s) traitement (s) pour quelle(s) IST ?

La blennorragie gonococcique

Cette maladie est due à la bactérie Neisseria gonorrhoeae. Elle se manifeste essentiellement par une urétrite chez l’homme ainsi que par une vaginale, une cervicite chez la femme. La blennorragie gonococcique se soigne grâce à des antibiotiques. Les partenaires sexuels doivent être traités en même temps pour éviter de se réinfecter les uns les autres après.

Il existe des médicaments disponibles sur ordonnance qui permettent de combattre la douleur de la crise d’herpès génital caractérisé par l’apparition de petites vésicules douloureuses sur les organes sexuels. Ces traitements n’éliminent malheureusement pas le virus qui peut ressurgir.

Les mycoplasmes et le trichomonas

Ces pathologies peuvent être à l’origine d’un écoulement par la verge, l’anus ou le vagin. Ils se traitent grâce à des antibiotiques associés à un traitement local. Les partenaires sexuels doivent être traités en même temps pour éviter de se réinfecter les uns les autres.

Un traitement local des verrues est conseillé aux personnes atteintes de papillomavirus. Ce dernier est le plus souvent responsable de diverses lésions de muqueuses.

La syphilis

Elle se traite grâce à des antibiotiques par piqûre. À ce jour, aucun traitement n’élimine le VIH. On ne peut donc pas en guérir. Pourtant, on peut bloquer l’évolution de l’infection en associant plusieurs médicaments. De nos jours, les traitements du VIH sont à vie. S’ils sont bien suivis, ils permettent aux individus séropositifs de mener une vie presque normale. Ils peuvent travailler, avoir une vie amoureuse, des projets et des enfants.

Sources

https://www.axaprevention.fr/sante-bien-etre/sante-question/ist

https://www.bruxelles-j.be/amour-sexualite/les-infections-sexuellement-transmissibles-ist-ou-mst-cest-quoi/

 

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