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Schizophrénie : symptômes et traitements

Le patient atteint de schizophrénie souffre souvent non seulement de la maladie elle-même, mais aussi de la discrimination sociale qu’elle suscite. Le rôle de l’entourage est donc primordial et tous doivent impérativement s’impliquer dans le processus de guérison du patient. Les modalités de prise en charge ont largement évolué au cours des dernières années. Et les traitements ont aujourd’hui pour but d’atténuer les symptômes et d’améliorer l’état du patient.

Qu’est-ce que la schizophrénie ?

Le terme « schizophrénie », tire ses origines du grec : schizo et phrenia, qui signifient respectivement « scinder » et « esprit ». Cette maladie apporte entre les perceptions et les croyances d’une part, et le monde réel d’autre part. Cette scission de l’esprit ou perte d’unité du psychisme se caractérise chez le patient par une impression d’être assailli d’informations qu’il ne peut ni intégrer ni filtrer. En découlent donc une impression de confusion et un retrait dans les échanges sociaux.

Les symptômes positifs

Le plus spectaculaire de ces signes est le délire. Le patient présente des idées hors de la réalité autour de différents thèmes, persécution, jalousie, pensées mystiques… Les idées délirantes se nourrissent d’hallucinations le plus souvent auditives. Autre caractéristique, le langage peut être décousu et incohérent. On peut alors assister à des hallucinations : auditives, visuelles, olfactives, gustatives et psychiques. L’obscurcissement de la conscience de soi se manifeste donc par une perplexité concernant l’identité propre.

Le malade peut avoir l’impression de ne pas avoir de corps, voire même de ne pas exister. Il peut être incapable de discerner son corps du monde extérieur. Un peu comme si celui-ci était dissocié de sa personne.

Les symptômes négatifs

Ils sont beaucoup moins spectaculaires, mais entraînent une invalidité importante au quotidien. On assiste alors à un réel manque de motivation, ou apathie, qui est un manque d’énergie ou d’intérêt dans la vie. À cause de son manque d’énergie, le malade peut être dans l’incapacité de faire autre chose que dormir et grignoter. Sa vie lui semblera dénuée de tout intérêt.

La diminution de l’affectivité (ou athymie) est un affaissement des émotions qui se traduit par la réduction, voire l’élimination complète des expressions faciales et des mouvements de mains. Ou par une incapacité apparente de ressentir ou de témoigner quelque émotion que ce soit.

La dépression se traduit par une sensation de détresse et de désespoir qui tient en partie au fait que le malade se rend compte que la schizophrénie a changé sa vie. Que les « sensations spéciales » qu’il a ressenties durant la phase psychotique sont irréelles et que son avenir semble plutôt sombre. Des changements d’ordre biologique se produisant dans le cerveau peuvent également favoriser la dépression.

La famille, un élément primordial

Le rôle et la charge de la famille d’un individu atteint de cette maladie se sont véritablement accrus, ces dernières années, en raison de la mise au point de nouveaux traitements aux effets indésirables moindres qu’avec les antipsychotiques de première génération. La monothérapie est à privilégier et les solutions injectables à éviter. Ce qui rend le suivi du traitement plus sûr et par conséquent les rechutes, moins fréquentes. Cependant, si l’on veut pouvoir compter sur les familles, elles doivent être réellement soutenues…

L’entourage doit être particulièrement bien informé des signes de la pathologie, du rôle des médicaments et des effets secondaires.

Deux règles d’or

Discuter sans imposer

Cette règle facilitera la vie en famille et aidera le malade à se structurer. Si ces consignes ne sont pas respectées, il faut les rappeler et essayer de discuter avec la personne. De quelle manière préférerait-elle que les choses soient organisées ? Sans critiquer ni donner le sentiment de lui imposer des actes.

Rester à l’écoute

L’entourage joue un rôle important dans le respect des prescriptions et des rendez-vous médicaux. Si une autre personne, au domicile, prend un traitement, il peut être judicieux d’instaurer un moment en commun pour la prise des médicaments. Il est essentiel de toujours rester à l’écoute des plaintes de la personne, de ne pas nier, ni minimiser ses peurs. En effet, les effets secondaires des médicaments sont pénibles.

Les thérapeutiques disponibles

La chimiothérapie : l’évolution des traitements médicamenteux

L’apparition récente des antipsychotiques atypiques a prouvé leur efficacité sur la symptomatologie positive comparable aux effets des neuroleptiques classiques. Leur emploi constitue une des évolutions récentes et marquantes dans le champ du traitement de la schizophrénie.

La psychothérapie individuelle ou collective

Les psychothérapies permettent de se focaliser sur les points positifs du patient. Ces traitements aideront au processus de rémission et sur l’élaboration de stratégies de rétablissement pour pallier les éventuels facteurs négatifs. La prise en charge de ce processus va aider le patient à reconstruire sa vie. Elle permet également au patient de mieux comprendre ce qu’est sa pathologie et de développer des ressources pour affronter l’avenir.

Le programme de réadaptation et de réhabilitation

Les programmes proposés à l’heure actuelle englobent toutes les actions psychosociales envisageables pour le patient. Ils aident le patient à cheminer dans un processus de rétablissement jusqu’à retrouver l’estime de soi nécessaire. Quelles sont les stratégies ? Apprendre à retrouver des gestes oubliés, prendre des initiatives, faire confiance à un soignant, savoir gérer une frustration…

L’alliance thérapeutique

Il s’agit de la relation de confiance entre le patient et son thérapeute dont l’objectif est l’amélioration de son état. Elle est fondamentale. Accueil, information, respect des droits…tout y participe.

Sources

http://www.douglas.qc.ca/info/schizophrenie

http://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/schizophrenie/quest-ce-que-cest

http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/dossiers/schizophrenie/schizophrenie.htm

 

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