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accident vasculaire cérébrale ou AVC

Un accident vasculaire cérébrale peut-il être guéri ?

Chaque année, l’accident vasculaire cérébrale touche plus de 15 millions  de personne. En examinant ces statistiques, nous pouvons nous faire une idée de la gravité de cette urgence médicale.

Malgré cela, les traitements actuels contribuent de plus en plus à maîtriser les accidents vasculaires cérébraux, notamment en réduisant la mortalité et l’invalidité qu’ils peuvent entraîner.

Il est très important de savoir ce qu’est un accident vasculaire cérébrale et quels sont ses symptômes, car il est essentiel de réagir dans les premières minutes pour que la qualité de vie du patient ne s’aggrave.

C’est pourquoi, dans cet article, nous vous donnons toutes les informations dont vous avez besoin sur les accidents vasculaires cérébraux.

Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébrale ?

Les accidents vasculaires cérébraux sont considérés comme un type d’urgence médicale qui peut entraîner des séquelles très graves.

Environ 20 % des personnes victimes d’un accident vasculaire cérébrale finissent par mourir. De plus, c’est la deuxième cause de décès en France, étant l’une des premières chez les femmes. Par ailleurs, c’est la première cause d’invalidité chez les adultes.

Microinfarctus du cerveau chez les personnes âgées

Les accidents vasculaires cérébraux sont si graves qu’on n’en subit qu’un toutes les six minutes. 50 % des personnes qui souffrent d’un AVC voient leur qualité de vie décimée et, comme la population vieillit sérieusement, le nombre de cas augmente chaque année.

Un accident vasculaire cérébrale est habituellement provoqué par une obstruction soudaine d’un vaisseau sanguin dans le cerveau. Le cerveau cesse de recevoir l’oxygène nécessaire, ce qui peut entraîner la mort.

Lorsqu’une attaque cérébrale est provoquée par une interruption de la circulation, il s’agit d’un accident vasculaire cérébrale ischémique. Au cas où elle est causée par un saignement dans le cerveau, on parle d’AVC hémorragique.

La probabilité de souffrir d’un infarctus du myocarde augmente avec l’âge, bien qu’il existe d’autres facteurs comme l’obésité, l’hypertension ou la consommation d’alcool pouvant augmenter le risque de souffrir de ce manque d’oxygène dans le cerveau.

Symptômes de l’accident vasculaire cérébrale

Les symptômes de l’accident vasculaire cérébrale dépendent en grande partie de la région du cerveau qui a été touchée.

Liée à des fonctions corporelles très importantes, la mort de ces cellules nerveuses peut affecter de manière significative d’autres parties du corps. Néanmoins, les symptômes les plus courants sont habituellement les suivants :

  • Paralysie du corps (une zone ou un membre)
  • Trouble de la parole ou de la vision
  • Faiblesse soudaine
  • Perte de force musculaire
  • Sensation d’engourdissement
  • Problèmes de déglutition
  • Étourdissements
  • Confusion soudaine
  • Perte de conscience
  • Maux de tête sévères
  • Difficultés à maintenir l’équilibre
  • Comportement étrange, comme la nécessité de tout examiner ou de se comporter rapidement
  • Perte de mémoire

Gardez à l’esprit qu’un AVC ne suit pas un schéma exact et que son intensité dépend du nombre de terminaisons nerveuses qui ont été affectées. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que les accidents vasculaires cérébraux apparaissent sans avertissement.

Conséquences d’un accident vasculaire cérébrale

Les conséquences d’un accident vasculaire cérébrale dépendent en grande partie de la région touchée et de la gravité de la blessure. Si le traitement est entrepris le plus tôt possible, les effets risquent d’être beaucoup moins importants.

Ces séquelles varient grandement selon qu’elles touchent les nourrissons, les adolescents ou les personnes âgées, car elles peuvent aller de symptômes pratiquement imperceptibles à des incapacités permanentes, y compris la paralysie ou des troubles de la parole et de la vision à vie.

N’oublions pas non plus qu’il peut s’agir d’une urgence qui met la vie en danger, surtout si le traitement approprié n’est pas suivi dans les premières heures.

Paralysie

C’est la suite la plus connue et elle touche généralement la moitié du corps. Cela affecte la qualité de vie du patient, qui ne peut pas effectuer des actions communes dans sa vie normalement.

Trouble de la parole

Une autre des suites les plus courantes. Il peut rendre difficile pour la personne atteinte de parler, mais aussi de comprendre ou de former des mots et de les prononcer.

Problèmes d’équilibre

Ce n’est pas si commun, mais beaucoup de gens souffrent de cette suite. Elle est très dangereuse, car elle peut provoquer des chutes qui blessent le patient.

Démence

Un accident vasculaire cérébrale affecte également le niveau cognitif, ce qui augmente le risque de démence. Les niveaux de concentration et d’attention peuvent également être modifiés.

Dépression

L’anxiété, la dépression ou les changements émotionnels sont également des séquelles assez courantes d’un accident vasculaire cérébrale.

Causes de l’accident vasculaire cérébrale

Les accidents vasculaires cérébraux sont principalement dus à trois causes, que nous décrivons ci-dessous.

Artériosclérose

Le durcissement des artères est appelé artériosclérose et est la cause principale de l’obstruction des artères. Le vaisseau rétrécit d’autant plus les plaques qui se forment autour de lui, empêchant le sang, de moins en moins riche en oxygène, de passer à travers.

Ces plaques peuvent se briser facilement, ce qui peut causer une thrombose cérébrale qui bloque complètement le vaisseau sanguin.

Les pathologies les plus courantes qui peuvent causer l’artériosclérose sont :

L’embolie forme un caillot de sang qui obstrue les vaisseaux. Ce caillot, qui se déplace librement dans les vaisseaux sanguins, est appelé embolie et fait habituellement partie d’un plus gros caillot appelé thrombus.

Ces caillots peuvent également se former à l’intérieur du cœur, en passant par les artères carotides, qui vont directement au cerveau. Un infarctus du myocarde peut également provoquer une embolie cérébrale.

Hémorragie cérébrale

Une crise cardiaque hémorragique survient lorsqu’un vaisseau sanguin du cerveau se rompt. Elle est habituellement causée par une augmentation soudaine de la tension artérielle ou par une dilatation du vaisseau sanguin (anévrisme).

Les saignements abondants du cerveau peuvent être mortels pour le patient.

Facteurs de risque d’infarctus cérébral

Certains facteurs peuvent favoriser l’apparition d’infarctus cérébraux. Certains de ces facteurs ne peuvent être évités (comme l’âge) mais d’autres, liés à notre mode de vie, peuvent être modifiés.

  • Âge plus avancé
  • Hypertension artérielle
  • Augmentation de la tension pendant la grossesse
  • Diabète
  • Troubles du rythme cardiaque
  • Blocage des artères du cou ou de la tête
  • Tabagisme
  • Alcoolisme
  • Troubles du métabolisme
  • Surpoids ou obésité

N’oubliez pas qu’un accident ischémique transitoire disparaît en quelques minutes, mais que s’il se prolonge dans le temps, nous sommes confrontés à un AVC. Dans les deux cas, l’essentiel est d’appeler le plus rapidement possible le numéro d’urgence.

Comment diagnostiquer un infarctus cérébral ?

Les accidents vasculaires cérébraux sont diagnostiqués après un interrogatoire approfondi du patient. Le spécialiste examinera s’il y a une maladie qui a pu causer l’accident vasculaire cérébrale, ainsi que la présence de symptômes qui peuvent être remarqués à l’œil nu (comme des troubles du langage).

Votre médecin peut demander une tomodensitométrie (TDM) ou une imagerie par résonance magnétique (IRM), qui aide à identifier la région du cerveau touchée. Actuellement, il existe des échographies spécialisées pour voir le rétrécissement qui peut se produire dans les vaisseaux sanguins.

Une prise de sang ou une échographie du cœur est également utile pour poser un diagnostic complet.

Traitement de l’accident vasculaire cérébrale

Le traitement d’un accident vasculaire cérébrale dépend du moment où vous l’êtes. Dans les premières heures, l’objectif est de fournir de l’oxygène au cerveau afin que les tissus cérébraux soient aussi intacts que possible. On estime que pour chaque heure d’accident vasculaire cérébrale, le cerveau vieillit d’environ quatre ans. C’est pourquoi il est essentiel de commencer le traitement le plus tôt possible.

Ce traitement vise à minimiser les dommages et à éviter les séquelles graves. Néanmoins, cela dépend en grande partie de la cause de l’AVC.

Certains accidents vasculaires cérébraux se remettent par eux-mêmes et ne laissent pas de séquelles. C’est un signe qu’une embolie peut survenir à tout moment. Consultez toujours un spécialiste si quelque chose de similaire se produit.

La mortalité et l’invalidité dues aux infarctus du myocarde ont été considérablement réduites grâce aux nouvelles mesures thérapeutiques.

En général, les traitements les plus courants sont les suivants :

Thrombolyse

Ce type de médicament aide à dissoudre les caillots sanguins dans le cerveau, redémarrant ainsi l’irrigation sanguine. Cependant, le spécialiste doit d’abord éliminer les saignements dans le cerveau avant de donner ce type de médicament.

Traitement intravasculaire

C’est l’un des traitements les plus récents pour soulager les symptômes de l’accident vasculaire cérébrale. Il dissout ou enlève le thrombus qui s’est logé dans l’artère, introduisant un cathéter par l’aine qui va directement au cerveau. Il est habituellement appliqué dans les huit premières heures de l’AVC.

Anticoagulation

Ce type de médicament aide le vaisseau sanguin à ne pas coaguler de nouveau, l’empêchant ainsi de se boucher à nouveau. Ce processus arrête le saignement et enlève les ecchymoses causées.

Réhabilitation

La réadaptation commence dès que l’état du patient le permet. Un traitement immédiat est le meilleur moyen d’éviter les séquelles, et parfois même de les corriger complètement. La réadaptation continue d’inclure les éléments suivants :

  • Gymnastique thérapeutique
  • Entraînement musculaire
  • Assistance d’un orthophoniste en cas de troubles de la parole
  • Le plus grand progrès du patient se produit dans les 5 ou 6 premiers mois.

Comment prévenir un accident vasculaire cérébrale ?

Jusqu’à 80 % des accidents vasculaires cérébraux peuvent être évités, uniquement en contrôlant les facteurs de risque qui sont liés à notre rythme de vie.

Voici quelques conseils qui peuvent vous aider à prévenir un accident vasculaire cérébrale :

Contrôlez votre tension artérielle

Vérifiez régulièrement votre tension artérielle pour éviter l’hypertension et prenez des médicaments pour la tension artérielle si votre médecin le juge nécessaire.

Un mode de vie saine

Faites de l’exercice régulièrement, même pour faire une promenade. Mangez faible en sel, en gras et en sucre. En général, il est très important d’éviter la vie sédentaire.

Contrôler le cholestérol

Surveillez vos taux de lipides sanguins pour qu’ils ne soient pas trop élevés.

Surveiller la glycémie

Votre glycémie peut vous aider à déterminer si vous êtes diabétique ou non.

Évitez le tabac

eviter le tabac

Le tabac, avec le stress, est un facteur de risque qui augmente considérablement le risque d’accident vasculaire cérébrale. Il est également conseillé de réduire la consommation d’alcool.

Méfiez-vous de la pilule contraceptive

Cette méthode contraceptive augmente la tension artérielle, il est donc très important de surveiller ses effets secondaires lorsque vous commencez à en prendre.

Prééclampsie pendant la grossesse

Cette pathologie est également liée à la tension artérielle, et il est très important de la contrôler de façon exhaustive pendant la gestation si ses symptômes apparaissent.

Surveillez votre poids

L’embonpoint augmente également le risque d’accident vasculaire cérébral. Il est donc recommandé de surveiller son état et de maintenir un poids santé.

Les accidents vasculaires cérébraux sont-ils guéris ?

En général, on peut diviser le résultat d’un accident vasculaire cérébrale en trois situations : il est probable que la personne atteinte mourra si elle subit un accident vasculaire cérébrale, mais aussi qu’elle souffrira de séquelles à vie. Néanmoins, dans cette dernière situation, le patient peut être complètement guéri et ne subit aucune sorte de séquelles.

Par conséquent, on peut dire qu’il est possible de guérir les accidents vasculaires cérébraux, bien qu’il existe différents facteurs qui influencent le caractère complet ou partiel de cette guérison.

En outre, il existe aussi des cas de récupération spontanée, où le patient récupère toutes ses capacités sans qu’aucune intervention médicale ne soit nécessaire. Ce processus est généralement beaucoup plus rapide au cours des premières semaines, bien qu’il diminue au fur et à mesure que le traitement se poursuit, avec des progrès moins visibles.

Sources

https://www.allodocteurs.fr/maladies/cerveau-et-neurologie/avc-rupture-d-anevrisme/peut-on-guerir-d-039-un-avc_12686.html

https://www.essentiel-sante-magazine.fr/sante/prevention/avc-comment-le-soigner

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