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Accouchement : la césarienne est-elle plus sécurisée ?

Si autrefois, les femmes accouchaient toutes par voie basse et parfois même à domicile faute d’équipements et de personnels de la santé, actuellement, ce n’en est plus le cas. Il existe une toute autre façon de donner naissance à son enfant : l’opération par césarienne. Est-ce le type d’accouchement le plus convenable, qui ne comporte pas trop de risque ni pour la mère ni pour l’enfant ? Jeune maman, voici ce que vous devez savoir sur la césarienne pour votre préparation à l’accouchement.

L’accouchement par césarienne en quelques chiffres

Si certaines femmes ont accouché par voie basse pour leur premier accouchement, d’autres décident d’avoir recours à l’opération césarienne car elle semble être plus sécurisée et sécurisante. Est-ce vrai ? Ont-elles raison ? Autant de questions se posent sans avoir une réponse assez satisfaisante. Pour vous répondre, évoquons quelques statistiques.

En Suisse, par exemple, on recense près de 25 à 30% d’enfants naissant par césarienne. Et selon les données recueillies, ceux-ci sont issus de premier accouchement. En France, le nombre est d’une naissance sur cinq. Et l’on peut dire que c’est le plus bas de taux d’accouchement par césarienne en Europe.

Les types d’accouchement par césarienne

En général, la césarienne se pratique uniquement pour des raisons médicales.

Il existe deux cas de figure d’accouchement par césarienne. Le premier concerne la césarienne primaire qui concerne l’accouchement préalablement programmé. Il est pratiqué avant la perte des eaux et le début des contractions, c’est-à-dire donc que les médecins font déclencher l’accouchement soit à la fin de la 38ème semaine de grossesse, soit une semaine avant la date d’accouchement prévue ou en fin de grossesse.

Le second concerne la césarienne secondaire. Celle-ci a lieu lorsque les eaux sont déjà perdues et que l’intervention d’un obstétricien ne peut remédier aux contractions durant la phase d’expulsion. La césarienne secondaire est donc pratiquée quand la santé et la vie de la mère et de l’enfant sont en danger. Vous devez accoucher par césarienne si vous rencontrez des problèmes d’accoucher : bassin trop étroit, rythme cardiaque du bébé trop bas, pathologies materno-fœtales, mauvaise présentation du bébé, etc. Il se pratique au 8ème ou 9ème mois de grossesse, juste au jour d’accouchement.

L’expérience de l’accouchement par césarienne

L’accouchement par césarienne est réalisé sous anesthésie loco-régionale ou rachianesthésie. L’on parle aussi de péridurale. La mère reste consciente. C’est rare d’avoir recours à de l’anesthésie générale. Vous resterez en bloc pendant deux heures avant de rejoindre votre chambre. Votre gynécologue obstétricien incisera votre abdomen et votre utérus pour faire sortir votre bébé. Il vous le remettra et vous pourrez le toucher s’il ne constate aucun problème. Quant à votre incision, il les refermera à l’aide de fils résorbables se retirant tout seuls après un demi-mois. Il peut aussi s’agir d’agrafes à enlever ou de points à retirer. La cicatrice est localisée au niveau du bas ventre et mesurera 10 à 15 cm, de forme horizontale.

Et le papa dans tout cela ?

Le père de l’enfant peut assister à l’accouchement s’il le souhaite si celui-ci est programmé, par césarienne primaire. Mais si c’est en urgence, césarienne secondaire, cela dépendra du type d’urgence.

Qu’est-ce qui se passe après ?

Après l’accouchement, vous pouvez ressentir des contractions comme pour un accouchement par voie basse pour une césarienne primaire. Vous pouvez aussi avoir des saignements par voie vaginale. Vous pourrez rester à l’hôpital un à deux jours de plus que les femmes accouchant par voie basse. Contrairement à ce que l’on véhicule, la césarienne n’induit pas une césarienne pour tous les autres accouchements qui vont suivre. Seul le personnel médical décidera pour vous.

Pourquoi choisir l’accouchement par césarienne ?

Le premier avantage de l’accouchement par césarienne, c’est que la mère ne ressente pratiquement pas de douleurs pendant toute l’opération. L’anesthésie dure à peu près une demi-heure à deux heures, juste le temps que vous aurez besoin avant de rejoindre votre chambre. Là encore, l’on vous injectera par voie intraveineuse d’analgésiques et d’anti-inflammatoires pour contrôler vos douleurs d’après-césarienne. Bref, par rapport à l’accouchement par voie basse qui consiste à accoucher sans péridurale, la césarienne bat le record de l’accouchement sans douleur.

Deuxièmement, vous pouvez aussi échapper au risque d’incontinence urinaire en ayant recours à la césarienne. En effet, selon une étude suédoise, près de 40% des femmes subissant un accouchement normal ont souffert d’incontinence urinaire. Cela est notamment dû aux dommages rencontrés au niveau des muscles du pelvis, du col de l’utérus, des ligaments et des nerfs à l’arrivée de bébé. De plus, en césarienne, vous pouvez aller aux toilettes, prendre votre douche et vous assoir sur un tabouret une fois la sonde urinaire détachée après deux jours.

Le repos avant tout !

Vous pouvez vous reposer autant que vous voulez pour pouvoir reprendre plus rapidement. C’est au bout de 24 heures que votre sage-femme vous demandera de vous lever afin de remettre votre corps en route. Si vous réussissez cette étape, c’est déjà une grande victoire pour vous.

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N’y a-t-il donc pas aucun risque ?

Il serait peu probable que de telle opération ne comporte aucun inconvénient. La césarienne a ses points faibles. Elle est souvent déconseillée pour les femmes à l’âge un peu avancé : au-delà de 35 ans. Ces dernières sont plus exposées au risque d’hémorragies alors que la césarienne en est liée.

En effet, certaines recherches associent la césarienne à des pathologies graves tels que les infections et les embolies pulmonaires. Néanmoins, ceci concerne seulement 1,5% des accouchements par césarienne.

Selon une étude réalisée sur 1 444 femmes, le risque de complications graves est triplé pour les femmes de plus de 35 ans accouchant par césarienne. Leur utérus perd en capacité à se contracter après l’acte de mettre au monde leur bébé. Elles risquent même de ne plus pouvoir stopper leur saignement.

En conclusion

En conclusion, choisissez le mode d’accouchement qui vous convient et selon les prescriptions de votre gynécologue. Chaque femme est différente. Pensez surtout à la santé de votre fœtus, futur bébé avant la date prévu de votre accouchement. Être enceinte, c’est tout le travail d’accouchement ! Adoptez les bonnes habitudes de la vie pour vous éviter non seulement un accouchement prématuré, un risque de complications à l’accouchement, mais aussi un risque de fausse couche ou une anomalie fœtale. Prenez soin de vous tout en assurant votre préparation à la naissance. Bref, prendre en main sa grossesse, c’est décider un enfant accouché dans les meilleures des conditions.

Sources:


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