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Hépatite B : une nouvelle stratégie de contrôle du VHB en cours d’adoption !

Responsable de morts de près de 900 000 personnes par an dans le monde, l’Hépatite B s’avère être une maladie incurable. Il existe bien sûr un vaccin préventif mais jusqu’aujourd’hui il n’y a pas encore de traitement efficace. Face à cette situation, l’OMS réagit. En partenariat avec un groupe de chercheurs internationaux, elle lance un appel de mise au point d’une nouvelle stratégie pour contrôler le virus de l’Hépatite B.

Quelques chiffres clés dans le monde

Le virus de l’Hépatite B constitue une menace majeure pour la population mondiale causant près de 900 000 décès enregistrés chaque année. Cette infection virale qui attaque le foie est sans aucun doute le plus meurtrier de toutes les hépatites virales. Elle est responsable de plus de 40% des cas de carcinome hépatocellulaire, et est à l’origine de cirrhose voire de cancer du foie.

Hépatite B, cancer du foie

Certains pays présentent plus de risques de contracter le VCB que d’autres faute de moyens d’application des stratégies de prévention. L’on observe plus de victimes en Amérique du Sud, en Afrique subsaharienne et en Asie. Mais les pays occidentaux n’en échappent nullement pas. En France, par exemple, l’on a recensé près de 3,2 millions personnes infectées et près de 300 000 autres souffrant d’infection chronique.

Ce bilan catastrophique humain a fait ressurgir des réactions diverses des chercheurs dans le monde. L’Hépatite B a de très graves répercussions non seulement sur la santé publique mondiale mais également sur l’économie mondiale en générale. Et l’on ne sait pourquoi les recherches portant sur le VHB (virus de l’Hépatite B) pour guérir de cette maladie demeurent jusqu’à maintenant sous-financées. Une des raisons qui font de cette maladie encore intraitable.  Alors que l’objectif de l’organisation internationale est de pouvoir diagnostiquer 90% et traiter 80% des patients d’ici 2030.

L’hépatite B : causes, facteurs et symptômes

L’Hépatite B est une infection virale qui attaque principalement le foie. Elle est due à un virus à ADN de la famille des Hépadnavirus. C’est la maladie la plus mortelle après le SIDA, et est responsable de certains cancers comme le cancer du foie. Il fait partie des maladies sexuellement transmissibles. Il se transmet soit par le sang, ou par d’autres liquides passés dans le sang comme le sperme, les sécrétions vaginales, la salive et les liquides de plaie. Ainsi, une femme enceinte et son futur bébé ou les enfants d’une même fratrie peuvent se contaminer ensemble. Et les personnes qui se partagent des objets souillés de sang (seringues non stérilisés, objets de toilettes, brosses à dents, ciseaux, matériels d’épilation, rasoirs, etc.) ou qui ont des rapports sexuels non protégés peuvent se transmettre le VHB.

Le plus grave dans cette maladie, c’est qu’il n’y a que 9% qui savent qu’ils ont contracté le virus, chiffre publié par l’OMS. Le virus peut résister en dehors du corps durant environ une semaine et infecter une autre personne saine.

Comment donc reconnaître que l’on est atteint ?

Comme pour le cas de l’Hépatite A, après incubation, l’Hépatite B évolue dans une phase plus aiguë qui s’avère asymptomatique dans près de 90% des cas. Notons que la phase d’incubation silencieuse peut durer entre 2 à 6 mois. Pour détecter la présence du VHB chez vous, vous pouvez analyser ces quelques signes de l’Hépatite B.

Vous pouvez contracter son virus en cas de :

  • D’anorexie ;
  • D’inflammation du foie ou de maladies du foie ;
  • nausées ou vomissements ;
  • fatigue extrême ;
  • coloration foncée des urines ;
  • Ou de jaunisse de la peau et des yeux.

Dans de rare cas, il se peut que l’Hépatite B, dans sa phase aigüe, devienne une hépatite fulminante et être dangereusement mortelle dans 90% des cas. Le traitement est donc urgent, nécessitant de cette une transplantation hépatique via la greffe de foie.

Diagnostic et traitements de l’Hépatite B

Le diagnostic de l’Hépatite B ne se fait pas d’une simple manière comme faire un test VIH. La détection de la présence du VHB repose sur l’analyse des symptômes décrits bien haut. Le médecin traitant devra d’abord tester s’il s’agit bien de votre foie qui est atteint. Il devra vous poser quelques questions et vous faire une étude des marqueurs via transaminases et bilirubine.

En effet, l’hépatite peut s’agir d’une virale, médicamenteuse, alcoolique, ou bien autre. Après cette analyse, vous allez aussi subir des analyses de sang pour vous assurer qu’il s’agit bien du VHB ou non. Ce sont les seules manières de détection du virus dans le sang en dehors des signes. Ces sérologies permettront aussi de savoir s’il existe encore d’anticorps défenseurs de l’organisme contre les principales hépatites dans votre corps. Pour le cas de l’Hépatite B, les anticorps à rechercher sont des Ac anti-HBc, anticorps dirigés vers une protéine particulière.

L’Hépatite B peut-il se guérir ?

En général, il n’existe que des vaccins de prévention contre l’Hépatite B. Certes, se faire vacciner assure une protection durable contre la contraction du VHB mais cela ne traite en aucun cas la maladie déjà présente dans l’organisme. Tout le monde devra faire un rappel de ces vaccins tous les 10 ans. Les personnes à risques sont les plus sensibilisées à les faire, si pour tous les personnels de santé ils sont obligatoires.  Selon l’OMS, ces vaccins sont efficaces à 95% de prévention contre l’Hépatite B.

Il n’y a que l’Hépatite B chronique active qui peut être traitée. Les médecins recommandent l’administration de médicaments spécifiques. Et en début de la phase aigüe, toute prise de certains médicaments comme les contraceptifs oraux, fatigue, et toute boisson alcoolisée et aliments non équilibrés seront défendus. Un suivi médical est obligatoire.

Dans le cas d’une Hépatite chronique, les médecins pratiqueront la ponction de biopsie hépatique pour connaître l’état de votre tissu hépatique pour déterminer ce qui vous arrive : fibrose, cirrhose ou cancer. Et pour l’Hépatite chronique active documentée (prouvée par des examens biologiques et/ou biopsie), il vous sera prescrit des médicaments nucléosidiques comme ténofovir ou encore entecavir, ou des interférons comme interféron alpha 2a ou alpha 2b associés à la lamivudine (un traitement antiviral). Ces derniers auront pour rôle d’empêcher le développement du virus dans votre corps.

Œuvrer ensemble pour mettre au point une nouvelle stratégie de traitement curatif

Le problème majeur de cette maladie est qu’il n’existe pas encore de nouveaux traitements capables de la guérir complètement. Même traités, les malades de l’Hépatite B peuvent toujours s’exposer au risque d’un cancer du foie. De plus, il n’y a que 8% des personnes infectées qui peuvent bénéficier de ces prises en charge et moyens de prévention.

L’OMS, appuyée par une organisation internationale de chercheurs scientifiques ne restent pas muets devant de telle situation. Un appel sur la mise au point d’une nouvelle stratégie pour guérir de l’Hépatite B a été lancé le 10 avril dernier. Le cri d’alarme a sonné ! Dans la revue scientifique The Lancet Gastroenterology and Hepatology, ils ont souligné le fait que la recherche de solution curative ne soit pas financée présente un gros problème mondial. L’Hépatite B est considérée comme une maladie tropicale négligée. Ils sensibilisent les gouvernements à faire vacciner les personnes à risque.

Les chercheurs prônent également pour l’accessibilité de cette nouvelle stratégie à tout public touché par cette maladie. Il reste à trouver des financements pour l’adopter…

Références:


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