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La Gonorrhée, chaude pisse ou blennorragie

La gonorrhée, appelée également urétrite, « chaude-pisse » ou blennorragie est une infection transmissible sexuellement (IST). Elle est attribuable à la bactérie Neisseria gonorrhoeae. La gonorrhée est souvent plus détectée chez les hommes que chez les femmes. Cela s’explique par le fait que chez les hommes, elle provoque plus de signes évidents. Contrairement chez la femme où les signes ne sont pas visibles. Les hommes de 21 à 30 ans et les femmes de 16 à 25 ans sont les plus touchées par le diagnostic de cette IST. Elle peut infecter le rectum, le vagin, le pénis et la gorge. Parfois, elle peut même toucher les yeux. Chez les femmes, le col de l’utérus peut aussi s’endommager. Rien qu’au Canada, le nombre de cas de gonorrhée a doublé depuis 10 ans.

Causes de la gonorrhée

Elle se transmet durant les relations sexuelles anales, orales ou vaginales non protégées. Evidemment avec un partenaire infecté. Et ce, par le contact des muqueuses et l’échange de liquides biologiques. Elle se transmet rarement par cunnilingus. Par ailleurs, la gonorrhée peut également se transmettre au nouveau-né par une mère infectée durant l’accouchement. Cela provoque une infection oculaire.

Les symptômes de la gonorrhée

Les signes de gonorrhée se manifestent principalement de 2 à 5 jours après l’infection chez l’homme. Chez la femme, ils peuvent prendre aux alentours d’une dizaine de jours. Peut-être même plus. L’infection peut apparaître au pénis, au rectum, dans la gorge ou sur le col de l’utérus. Dans plus de la moitié des cas, cette infection passe inaperçue chez la femme. Elle n’entraîne pas de signe particulier. Par ailleurs, la disparition des symptômes est l’évolution la plus fréquente d’une urétrite gonococcique non traité chez l’homme. Dans plis de 95% des cas, les symptômes peuvent disparaître dans un délai de 6 mois. Pourtant, l’infection va persister si elle n’est pas traitée. En l’absence de traitement, le risque de transmission va subsister, ce qui pourrait conduire à des séquelles et des complications.

Chez l’homme

  • Gonflement ou douleur au niveau des testicules;
  • Sensation intense de brûlure en urinant ;
  • Sensation de picotement au niveau de l’urètre ;
  • Difficultés à uriner ;
  • Écoulements ou douleurs du rectum.

Si un homme présente ces signes, il a l’obligation d’en parler à sa partenaire. Cette dernière même si porteuse de la bactérie, pourrait ne présenter aucun signe.

Chez la femme

La majorité des femmes ne présentent pas de signe de gonorrhée. Cela représente 70 à 90% des cas. Lorsque ces symptômes existent, ils se confondent souvent avec ceux d’une infection vaginale ou urinaire :

  • Saignement anormal du vagin ;
  • Écoulement vaginal purulent, parfois sanguinolent ou jaunâtre ;
  • Douleurs pendant les relations sexuelles ;
  • Irritation vulvaire ;
  • Difficulté à uriner et sensations de brûlure en urinant ;
  • Pesanteurs ou douleurs pelviennes.

Il faut effectuer un dépistage, accompagné du dépistage de chlamidiae, en cas de rapports sexuels non protégés.

la gonorrhée

Les symptômes de la gonorrhée anorectale

Elle est généralement fréquente chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH). Elle se présente avec les signes suivants :

  • Inflammation de l’anus ;
  • Diarrhée ;
  • Démangeaisons au niveau de l’anus ;
  • Gêne à déféquer ;
  • Écoulement purulent au niveau de l’anus ;
  • Saignement par l’anus.

En principe, la gonorrhée de la gorge et la bouche n’est associée à aucun signe notable. Il peut parfois exister une angine ou une pharyngite qui régresse d’elle-même. La gonorrhée oropharyngée est présente chez 10 à 40% des HSH. Ainsi que 5 à 20% des femmes ayant une gonorrhée anorectale ou vaginale et 3 à 10% des personnes hétérosexuelles.

Atteinte des yeux

Elle est rare chez l’adulte et se produit par auto-infection. Les signes sont :

  • Sensation de grain de sable dans l’œil ;
  • Gonflement des paupières ;
  • Perforation ou ulcérations de la cornée ;
  • Sécrétions abondantes et épaisses.

Les complications possibles

La gonorrhée peut provoquer une maladie inflammatoire pelvienne chez la femme. Il s’agit d’une infection des organes reproducteurs dont les ovaires, la trompe de Fallope et l’utérus. Elle peut causer une infertilité et favoriser le risque de grossesses extra-utérines. Elle peut également être à l’origine de douleurs pelviennes chroniques. Chez l’homme, il peut causer une inflammation des testicules (épididymite) ou de la prostate (prostatite). Ce qui peut conduire à une infertilité. Par ailleurs, la gonorrhée augmente aussi les risques de transmission du VIH. D’autre part, un nouveau-né infecté par sa maman pourrait souffrir d’infections sanguines ou de graves problèmes oculaires. Les complications les plus observées chez la femme sont :

  • Inflammation des glandes para-urétrales et des glandes de Bartholin ;
  • Infection des trompes ;
  • Infection de l’utérus.

Les facteurs de risque

  • Les HSH sont une population à haut risque ;
  • Les personnes avec plusieurs partenaires sexuels ;
  • Les personnes qui vont aux toilettes sans se laver systématiquement les mains ;
  • Les travailleurs du sexe ;
  • Les personnes ayant des rapports sexuels non-protégés ;
  • Les personnes de moins de 25 ans, sexuellement actifs ;
  • Les utilisateurs de drogues ;
  • Les personnes incarcérées ;
  • Les personnes qui ont déjà contracté une IST dans le passé.

Quand consulter?

Consultez un médecin pour faire des tests de dépistage après une relation sexuelle à risque non protégée. Mais aussi, en cas d’apparition des symptômes cités précédemment.

Sources:
https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=gonorrhee_sexualite_mts_its_pm
https://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/gonorrhee.htm#

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