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Avez-vous déjà entendu parler de la recto-colite hémorragique ?

La recto-colite hémorragique décrit une douleur au niveau du gros intestin (côlon) et du rectum. Elle se manifeste par une diarrhée associée à du sang, le plus souvent suivie d’un mal de ventre intense. Le malade peut également présenter de la fièvre et s’amaigrir. L’évolution de l’inflammation est difficile à prévoir. En effet, les symptômes peuvent s’arrêter subitement et réapparaître brusquement. La cause de la recto-colite hémorragique reste inconnue.

Combien de personnes sont atteintes de la recto-colite hémorragique ?

En Europe occidentale et aux États-Unis, la maladie a une prévalence estimée à 1/1500 personnes. Son incidence annuelle est de 06 à 08 nouveaux cas pour 100 000 habitants. C’est un motif de consultation fréquent car 40 000 personnes en souffrent chaque année en France. Elle affecte moins les enfants que les adultes.

Qui peut en être atteint ? Est-elle présente partout dans le monde ?

La recto-colite hémorragique peut survenir à tout âge. Toutefois, elle se déclare généralement chez les adultes jeunes, entre 15 et 35 ans. Elle concerne les hommes autant que les femmes. Mais elle est plus fréquente dans les populations d’origine européenne, et les personnes juives. Chez ces dernières, l’incidence de la maladie est 5 à 6 fois plus élevée par rapport au reste du monde.

A quoi est due la recto-colite hémorragique ?

On ignore jusqu’à ce jour la cause de la maladie. Des scientifiques suggèrent qu’elle pourrait provenir d’une réaction excessive du système immunitaire du corps. Pour faire clair, les défenses immunitaires peuvent se retourner contre les cellules du corps au lieu de les protéger. On parle aussi de maladie auto-immune. Le système immunitaire produit, dans ce cas, des molécules de défenses qui détruisent les tissus ou les organes. Pour l’instant, on ignore toujours ce qui entraîne ce dérèglement, mais plusieurs facteurs environnementaux, hormonaux ou génétiques sont probablement en cause. Toutefois, contrairement à certaines idées reçues, la maladie n’est pas directement due au stress ou à certains aliments. Cependant, le stress peut provoquer ou aggraver une poussée de la maladie.

Cette maladie inflammatoire n’est pas contagieuse.

recto-colite hémorragique

Quelles en sont les manifestations de la recto-colite hémorragique ?

L’inflammation se manifeste au début par des crises accompagnées de défécation de selle abondante et fréquente (diarrhée). Elle évolue toutefois différemment d’un malade à l’autre et dépendent de l’étendue des douleurs. Celle-ci peut se limiter au rectum et à l’anus, ou s’étendre jusqu’au gros intestin (côlon). L’atteinte peut se limiter à la partie gauche du côlon ce qui entraîne des défécations de 4 à 6 fois par jour. Si l’atteinte s’étend à la totalité du côlon, elle peut provoquer jusqu’à 15 à 20 selles journaliers.

La diarrhée

Une perte de sang se fait remarquer dans la selle du malade, suivi d’un liquide blanchâtre visqueux (glaires). Les douleurs abdominales deviennent fréquentes ce qui déclenchera une fièvre et une perte importante de la masse musculaire.

Lorsque l’inflammation est limitée au rectum et à l’anus :

Les manifestations peuvent se « limiter » à des douleurs rectales. On reconnait celle-ci par :

  • Une défécation qui ne contient pas de matière fécale ;
  • Des saignements rectaux ;
  • De fausses envies d’aller à la selle.

La forme sévère de la recto-colite hémorragique

Un malade sur 10 a une forme sévère de recto-colite hémorragique (4 à 20 selles par jour). Elle se produit lorsque l’affection atteint totalement le côlon. La diarrhée devient sévère, certaines personnes ne pouvant même plus capable de retenir leurs selles. Elle s’accompagne de pertes de sang entraînant fatigue, perte de poids, déshydratation et baisse du nombre des globules rouges.

Cette forme sévère est très handicapante. Elle altère nettement l’état de santé, nécessitant en général l’hospitalisation en milieu spécialisé, au cours de la poussée. Lorsqu’elle survient chez l’enfant et l’adolescent, elle peut entraîner une dénutrition et impacter sur la croissance de ceux-ci.

Autres manifestations

  • Les douleurs des articulations (chevilles, genoux, poignets) ;
  • L’atteinte cutanée (nodules, érythème noueux, lésion de la peau ;
  • L’inflammation des yeux, notamment l’enveloppe extérieure et la rétine, ce qui entraîne la perte de vision ;
  • L’atteinte biliaire, celle-ci est plus rare (moins de 5 cas sur 100) ;
  • L’hypertension ;
  • Démangeaisons.

Diagnostic de la recto-colite hémorragique

Le diagnostic repose au début sur une prise sang afin de voir s’il y a :

  • La présence d’un nombre élevé de globules blancs et de plaquettes ;
  • Une augmentation de la vitesse de sédimentation ;
  • Une augmentation de la quantité de protéine C-réactive ;
  • Une anémie.

Une radiographie de l’abdomen et un lavement baryté ne sont nécessaires que rarement. La première peut révéler les anomalies du côlon, mais celles-ci sont mieux mises en évidence par le lavement baryté.

Que peut-on faire soi-même pour soigner la recto-colite hémorragique ?

Le traitement doit être suivi de façon rigoureuse et continue, selon la prescription du médecin. Cela s’applique même si le malade a l’impression d’aller mieux. Les boissons alcoolisées et caféinées sont impérativement interdites. Le médecin encadrera un régime sans résidus au malade. Un suivi psychologique est nécessaire pour éviter l’isolement du patient pour éviter qu’il s’isole.

Sources:
https://www.doctissimo.fr/html/dossiers/intestin/15886-rectocolite-hemorragique.htm
https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=colite_ulcereuse_pm

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