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L’éveil sexuel de l’enfant : que faire ?

Les parents se sentent souvent gênés face aux questions et aux comportements des jeunes enfants qui découvrent leur corps. Or, il est important pour le développement de l’enfant de bien vivre la découverte et l’exploration de son corps. L’éveil sexuel de l’enfant ne doit pas s’apparenter à quelque chose de mal ou d’interdit. Même si l’adulte décide de ne pas réagir, tout en étant embarrassé, son malaise se fera ressentir à travers son langage verbal, ses gestes et regards. Mais alors, qu’est-ce qui est normal ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Et surtout, comment réagir ? Vous aurez la réponse dans cet article.

Quand commence l’éveil sexuel de l’enfant ?

L’éveil sexuel débute dès la naissance, ou même avant. La sexualité en développement de l’enfant ne peut pas être assimilée à celle de l’adulte car elle ne répond pas aux mêmes besoins. Pour le cas de l’enfant, c’est avant tout un jeu, une expérimentation et une découverte de son corps et de ses réactions. De la même façon qu’il touche et découvre un jour une autre partie de son corps, l’enfant explore ses zones génitales. Cet éveil sexuel de l’enfant, à la fois, affectif, sensoriel et sexuel, amènera l’enfant à apprendre également de nouveaux mots (intimité, pénis, amoureux, vulve,…). Et ce, en partie grâce à son désir de nouvelles expériences et de connaissances.

Quand évoquer l’éveil sexuel avec l’enfant ?

La communication autour de la sexualité commence aussi à la naissance. D’abord elle est non verbale, par l’intermédiaire de l’interaction entre les parents et l’enfant au quotidien. C’est-à-dire, les gestes, le contact, l’allaitement, les caresses, le bain, etc. Ces moments déclenchent déjà l’érection chez le petit garçon et la lubrification vaginale chez la petite fille. Ce sont des réactions naturelles non contrôlées. Ces réactions peuvent toutefois mettre les parents mal à l’aise, se demandant parfois s’ils font quelque chose de mal. Or, le petit enfant a besoin de ces contacts, de massages, de tendresse, sans fonction abusive. C’est à la fois une façon d’accueillir l’enfant avec bienveillance au début de sa vie, mais également un moyen de lui donner le goût de vivre. Sans affection et laissé à l’abandon, l’enfant risque de s’éveiller plus lentement à son entourage. Ou même de subir des carences le conduisant à se laisser mourir.

éveil sexuel de l’enfant

Quel langage employer pour l’éveil sexuel de l’enfant ?

L’enfant commencera, vers l’âge de 2 ans, à questionner, avant tout pour savoir les noms des choses. Le langage qu’utilisent les parents est alors très important. Il faut alors appeler les choses par leur propre nom tout en étant le plus concret possible. En effet, la capacité d’abstraction est réduite à cet âge. Ainsi, tout comme une bouche est une bouche, un pénis est un pénis, et non une zigounette ou un zizi. Une vulve est également une vulve. En cas de gêne, ou si l’enfant ne pose pas de question, il est possible de recourir à des livres d’images qui sont destinés à expliquer la sexualité et l’anatomie aux enfants. Aussi, il est essentiel d’utiliser un langage neutre qui n’associe pas la sexualité et les zones du corps à quelque chose de honteux ou de sale.

Pas de cours d’anatomie

Il est inutile d’aborder un long cours d’anatomie. Quelques mots simples suffisent au moment d’aborder un sujet pour la première fois. Il est important de dire aux enfants la vérité qui les concerne.

Avancer au rythme de l’enfant

Entre 4 à 6 ans vient ensuite la période des « Pourquoi ? », ainsi que des « Comment ? ». Au lieu de répondre de suite, il serait mieux de d’abord lui demander « Et toi, qu’en pense tu ? ». Cela permettra de savoir où en sont les connaissances de l’enfant et de s’y adapter.

Comment réagir face à la masturbation ?

L’éveil sexuel de l’enfant se fait au gré des circonstances, du vécu, sans préméditation. C’est en touchant ses parties génitales qu’il commencera à remarquer que caresser ces zones est agréable. Au départ, il ne recherche pas ce plaisir mais le découvre. Ensuite, il se rendra progressivement compte que cela lui procure des sensations particulières. Il répètera ces gestes afin de mieux comprendre ce qui se passe dans son corps. Cette découverte se fait généralement entre la 2ème et la 3ème année. D’après certaines recherches, 1/3 des enfants de 3 à 8 ans pratique l’autostimulation.

Sans culpabilité ni honte

La masturbation est une pratique naturelle. Elle dure toute la vie et l’enfant devra pouvoir s’y adonner sans se sentir coupable. Cela lui permettra d’avoir une vie sexuelle adulte satisfaisante. Mais alors, comment réagir lorsqu’on le découvre en train de se caresser devant son dessin animé ? Il ne faut en aucun cas lui dire quelques chose d’effrayant ou de culpabilisant comme « Arrête et va te laver les mains ! ». Cela risque de faire assimiler la sexualité et sa zone génitale comme quelque chose de honteux ou de sale. Par ailleurs, essayer de faire diversion en lui proposant une autre activité l’incitera à se cacher pour s’auto-stimuler, à la fois en se culpabilisant.

Sources:
https://www.mamanpourlavie.com/vivre-en-famille/actualites/16143-sexualit-chez-l-a-enfanto-jeu-ou-agression.thtml
https://www.lexpress.fr/styles/education-sexuelle-quel-livre-pour-parler-de-sexualite-a-mon-enfant_1802869.html

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