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syndrome d'auto-brasserie

Tout savoir sur le syndrome d’auto-brasserie

Boire de l’alcool est mauvais pour la santé, qu’on se l’accorde. Si vous en buvez sans modération durant une soirée arrosée ou une fête, il y a de fortes chances que vous ayez une gueule de bois terrible le lendemain. Mal de tête, bouche sèche, tête qui tourne ou encore la sensibilité au bruit et à la lumière sont autant de manifestation de la gueule de bois. Imaginez maintenant le cas de certaines personnes qui, sans avoir touché à une goutte d’alcool, sont sujettes à une gueule de bois. Impossible diriez-vous ? En fait, ce genre de situation existe vraiment. Il s’agit du syndrome d’auto-brasserie, une maladie très rare encore méconnue du grand public. Les prochains paragraphes vous aideront à en savoir plus sur le sujet.

Syndrome d’auto-brasserie, de quoi s’agit-il ?

Très rare, le syndrome d’auto-brasserie est aussi connu comme étant le syndrome de fermentation intestinale ou syndrome de fermentation alcoolique. Encore méconnue, cette maladie fait couler beaucoup d’encres dès qu’un cas est détecté. En fait, la pathologie tire son nom du fait que le patient, sans qu’il ne boive une goutte d’alcool, se retrouve vraiment ivre. Cette ivresse se manifeste généralement lorsque la personne atteinte du syndrome ait mangé un repas copieux, très riche en glucides.

Les scientifiques et spécialistes sont d’ailleurs partagés par rapport à l’existence de cette pathologie. Quoi qu’il en soit, ils ne se sont vraiment intéressés à son étude que depuis 1976. Les premiers à se pencher sur la question sont les chercheurs japonais. D’autant plus que la plupart des cas ayant été recensés jusqu’à ce jour touche des Japonais.

Le cas le plus récent de syndrome d’auto-brasserie est celui du Britannique Nick Hess. L’homme a constaté qu’après certains repas, il devenait ivre. Pour comprendre ce qui lui arrivait, il a effectué certaines analyses médicales. Ces dernières ont révélé que son taux d’alcoolémie était tel qu’il aurait but sept verres de whisky. Or, il n’a pas touché à l’alcool. Les médecins ont vite compris qu’il était atteint du syndrome d’auto-brasserie.

Quels sont ses symptômes ?

Les symptômes du syndrome d’auto-brasserie les plus courants sont :

  • Des étourdissements ;
  • Des sueurs froides ;
  • Une sécheresse buccale ;
  • Une gueule de bois ;
  • Une fatigue chronique ;
  • Le syndrome de côlon irritable ;
  • La désorientation.

Ces divers symptômes peuvent provoquer la dépression ou encore l’anxiété chez le patient.

A quoi est due cette pathologie ?

Intriguant et fascinant, le syndrome d’auto-brasserie a poussé les scientifiques à se poser des tas de questions sur ses causes. D’après eux, les causes du syndrome d’auto-brasserie seraient principalement liées à l’accumulation de Saccharomyces cerevisiae au niveau de l’intestin. Il s’agit d’un champignon que l’on trouve généralement dans tout ce qui est féculent comme le riz ou le pain. Ainsi, il peut se rencontrer dans les probiotiques. Il s’agit également de la levure que toutes les industries produisant des boissons alcoolisées utilisent. En effet, cette levure a pour caractéristique de pouvoir transformer le sucre en alcool. Ce qui donne tout son sens à la maladie.

syndrome d'auto-brasserie

En prenant un repas trop riche en glucides (les pommes de terre frites, le pain, pâtes…), le patient atteint de cette pathologie déclenche un phénomène d’auto-brasserie au sein de son système digestif, notamment au niveau de l’intestin. Ainsi, son organisme va transformer tout le sucre qu’il a consommé en éthanol. Concrètement, c’est l’excès de levures au sein de ses intestins qui va conduire à cette fermentation excessive et à cette surproduction d’alcool. Ce dernier passe d’ailleurs dans le sang et rend le patient ivre.

Une cause qui ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique

Les connaissances relatives au syndrome d’auto-brasserie restent actuellement très limitées. Face à cela, certains scientifiques sont pessimistes quant à cette explication de la maladie. Effectivement, certains attestent qu’il n’est pas évident que l’alcool produit grâce à  la fermentation des levures au niveau de l’estomac et de l’intestin se retrouve dans la circulation sanguine. Pour soutenir cette thèse, ces scientifiques attestent que le foie, via les enzymes qu’il secrète, s’assure de transformer l’alcool pour qu’il ne passe pas dans le sang.  Ils s’accordent alors à dire qu’un déséquilibre du nombre de champignons et de levures ne suffit pas à expliquer ce phénomène ni à rendre ivre une personne.

Comment traiter le syndrome d’auto-brasserie ?

Même si le syndrome d’auto-brasserie n’a pas encore dévoilé tous ces secrets, il est tout à fait possible d’en venir à bout. Le traitement du syndrome de la fermentation est généralement un traitement antifongique. Le principal but est ici de se débarrasser des levures à l’origine de la fermentation et la transformation du sucre en alcool. Ensuite, le traitement consistera à réintroduire les bonnes bactéries dans le système digestif du patient. D’autant plus que dans ce type de pathologie, c’est un déséquilibre de la flore intestinale et un déséquilibre du microbiote qui sont remis en cause.

En plus de la prise de médicaments antifongiques, les patients doivent aussi modifier leur alimentation. Pour ce faire, ils doivent éviter autant que possible tous les aliments riches en amidon, à l’instar du pain et des pommes de terre. Un régime sans sucre, sans féculents et sans alcool est aussi fortement conseillé aux personnes souffrant du syndrome d’auto-brasserie pour éviter l’ivresse et ne pas exposer son corps à des risques liés à celle-ci.

Sources:
http://www.doctissimo.fr/sante/mal-au-ventre/syndrome-auto-brasserie-fermentation-alcoolique
https://www.allodocteurs.fr/maladies/drogues-et-addictions/alcool-alcoolisme/syndrome-dauto-brasserie-une-frite-ca-va_15779.html

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