Accueil / Santé / Les causes de la dépression vont au-delà d’un problème mental

Les causes de la dépression vont au-delà d’un problème mental

Historiquement, la science conventionnelle affirmait que les causes de la dépression sont liées à un déséquilibre chimique dans le cerveau. La plupart des solutions pharmaceutiques de ce trouble mental tournaient autour de cette théorie. Toutefois, le concept du déséquilibre chimique n’est pas tout à fait vrai. Il s’agissait, en réalité, d’un gadget marketing pour promouvoir l’usage des antidépresseurs coûteux et potentiellement toxiques. Désormais, nous savons que la dépression est beaucoup plus complexe que ce que l’on croyait auparavant. Elle peut provenir d’une grande variété de facteurs biologiques, environnementaux et psychologiques.

L’inflammation chronique : une cause de dépression souvent négligée

Un nombre croissant de scientifiques affirment que la dépression peut principalement résulter d’une inflammation causée par votre système immunitaire. En fait, les symptômes dépressifs peuvent être des manifestations inflammatoires en aval. En effet, quand les cytokines, un groupe de protéines, déclenchent une inflammation dans votre corps, votre cerveau passe en « mode maladie ». Il ne s’agit pas uniquement d’une maladie psychiatrique. Cela implique de la psychologie, mais aussi des parties égales de la biologie et de la santé physique.

En effet, les personnes souffrant de maladies inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde présentent souvent un risque plus élevé de dépression. Chez les patients cancéreux, un médicament appelé interféron alpha provoque une dépression. Cela dit, ce médicament stimule la réponse inflammatoire du patient pour aider à lutter contre la maladie. Les vaccins qui conduisent à un pic dans l’inflammation peuvent, en outre, mettre les gens dans un état dépressif.

Les scientifiques ont également découvert que certaines formes de dépression comme la dépression post-partum, la dépression mélancolique et le trouble bipolaire sont, en réalité, liées à des taux élevés de cytokines et à une réduction de la sensibilité au cortisol. Ce dernier est une hormone du stress qui protège de l’inflammation.

Un événement traumatisant

La perte d’un être cher, les problèmes relationnels, les problèmes financiers et d’autres événements marquants de la vie peuvent avoir de graves conséquences sur nous. Des recherches ont montré que ces types d’événements traumatiques peuvent jouer un rôle crucial dans la dépression.

Une équipe de chercheurs a étudié cette question dans le but de déterminer le rôle que les événements de la vie jouent sur la santé mentale. Des sondages ont été menés auprès de 33 000 participants. Ils ont découvert que les situations traumatisantes de la vie étaient le principal facteur déterminant de l’anxiété et de la dépression. D’autres facteurs sont connus dont les antécédents familiaux de maladie mentale, les niveaux de revenu et l’état de relations…

Une variante de gène

Une variante de gène peut ainsi être une cause primaire de dépression. Des études ont montré que chez les individus déprimés, les taux de facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) étaient faibles. Cela signifie que ce facteur pourrait en être une des principales causes de la dépression.

D’autres recherches confirment qu’une altération connue sous le nom de polymorphisme mononucléotidique dans le gène du BDNF peut aussi jouer un rôle dans le risque de dépression, d’anxiété et de perte de mémoire. Une seule lettre mal orthographiée dans le code génétique peut déjà entraîner cette modification.

Comme l’hypertension contribue au risque de maladie cardiaque, cette modification augmente le risque de dépression. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle ils se produisent.

Le lien entre la fonction cérébrale et votre intestin

L’inflammation intestinale peut jouer un rôle dans le développement de la dépression. Avoir de faibles taux de bonnes bactéries dans le tube digestif peut effectivement avoir un impact sur votre santé mentale. Ce qui peut conduire non seulement à la dépression et à l’anxiété, mais aussi à l’autisme.

On pense qu’une perturbation de l’axe intestin-cerveau reste la principale cause d’inflammation. Sachez que votre intestin est votre deuxième cerveau. En effet, il est fabriqué à partir du même tissu que votre cerveau au cours du développement fœtal. De plus, vos bactéries intestinales sont essentielles à la régulation de la sérotonine, car elles produisent plus de sérotonine que votre cerveau.

Une revue scientifique hongroise de 2011 souligne ce lien entre les intestins et le cerveau, affirmant que :

  • Les personnes atteintes d’inflammation gastro-intestinale et de maladies auto-immunes provoquées par une inflammation chronique souffrent de dépression.
  • Atténuer le stimuli pro-inflammatoire, qui améliorent le fonctionnement du cerveau, peut aider à traiter l’inflammation gastro – intestinale. Et cela peut être possible avec l’aide des probiotiqueset des vitamines B et D.

Les faibles niveaux de vitamine D peuvent être un facteur sous-jacent

La carence en vitamine D est une cause bien connue du trouble affectif saisonnier (TAS), l’un des types de dépression les plus courants. Le manque de vitamine D constitue donc l’une des causes de la dépression. Cela montre pourquoi une exposition suffisante au soleil est essentielle à votre bien-être. Une étude réalisée en 2006 a montré que les personnes âgées présentant un taux de vitamine D inférieur à 20 ng/ml risquaient 11 fois plus de souffrir de dépression que celles présentant un taux de vitamine D plus élevé.

En cas de dépression, il serait donc bénéfique de faire vérifier votre taux de vitamine D afin de remédier à toute carence. La meilleure façon d’optimiser votre taux de vitamine D consiste à vous exposer au soleil. Mais si ce n’est pas possible, la prise d’un supplément de vitamine D3 pourrait être la meilleure stratégie.

Vous connaissez d’autres causes de la dépression ou avez vous déjà vécu cette situation? N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience dans les commentaires ci-dessous!

Sources

Journal international de rhumatologie clinique, 2011; 6 (6): 617–623

Biological Psychiatry, 15 février 2009; 65 (4): 296–303

Psychiatrie biologique, 2009; 6 (5): 415 – 422

Psychiatrie traductionnelle (2014) 4, e344

Nouvelles médicales aujourd’hui 18 octobre 2013

Nouvelles médicales aujourd’hui, le 23 septembre 2013

 

Vérifiez également

grossesse et troubles digestifs

Grossesse et troubles digestifs: ce que vous devez retenir

Après tout ce temps à attendre de tomber enceinte, vous allez enfin devenir maman. Accueillir …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *